Jeff Barnaby
Jeff Barnaby dit faire du cinéma à mains nues… et il ne plaisante pas. Les portraits crus et réalistes qu’il fait de la culture post-apocalyptique dans laquelle nous vivons n’ont rien à voir avec l’image aseptisée des peuples autochtones que le cinéma contemporain nous présente normalement, où ils sont dépeints comme des êtres équilibrés et spirituels. Malgré la rage obscure et dérangeante qu’on voit sourdre dans le travail de Barnaby, on découvre dans un deuxième temps un portrait du monde actuel tissé à travers ses histoires et ses personnages. Ceux-ci dépeignent des aspects tantôt réels, tantôt imaginés du monde dans lequel le réalisateur a grandi.
De vive voix (transcription)
Jeff Barnaby dit faire du cinéma à mains nues… et il ne plaisante pas. Les portraits crus et réalistes qu’il fait de la culture post-apocalyptique dans laquelle nous vivons n’ont rien à voir avec l’image aseptisée des peuples autochtones que le cinéma contemporain nous présente normalement, où ils sont dépeints comme des êtres équilibrés et spirituels. Personnellement, j’aime créer des choses qui sont aussi belles et intéressantes que possible au niveau conceptuel. 
Ma créativité provient de plusieurs sources. Quand j’étais en début de carrière, j’étais surtout motivé par le fait que j’étais frustré de la façon dont on présentait les Autochtones à l’écran, parce que ça n’avait rien à voir avec les Autochtones que j’ai connus quand j’étais jeune. Je veux par-dessus tout être honnête envers mes personnages, et si j’arrive à faire ça, et que c’est agréable à regarder, c’est ça qui fait que t’as réalisé un bon film.
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