L’Ontario est représenté par plusieurs groupes autochtones situés sur le territoire de la plus grande province du Canada, à savoir : Ojibway, Cree Delware, Potawatomi, Oneida, Mohawk, Seneca, Cayuga, Onondaga et Tuscarora. D’autres groupes autochtones, tels les Métis, sont également représentés en Ontario, en grande partie en raison de la vaste gamme de programmes d’étude offerts par les collèges et universités.
La création de Association for Native Development in the Performing and Visual Arts (ANDPVA), une des premières entreprises dans lesquelles s’était engagé son regretté fondateur, l’aîné cri James Buller, a marqué les débuts de la Native Theatre School en 1974, maintenant connue sous le nom de The Centre for Indigenous Theatre. Ce projet, qui n’était au départ qu’un programme de formation de quatre semaines, offre maintenant deux sessions annuelles en résidence, durant l’été, en Ontario et en Alberta, ainsi qu’un programme de formation de trois ans, à temps plein, inspiré par la vision qu’en avait James Buller, qui croyait qu’en mettant en place une école de théâtre autochtone, les comédiens autochtones, les dramaturges et les metteurs en scène trouveraient un lieu de rencontre qui leur permettrait d’explorer et d’échanger, et que les résultats de ces échanges auraient un impact considérable sur la communauté théâtrale autochtone.
Prenant ses racines dans diverses cultures, valeurs et traditions autochtones, le centre vise à élaborer une culture de jeu de scène autochtone contemporain, par le biais de la formation et d’opportunités de développement pour les artistes de théâtre autochtones émergeants, ainsi que ceux qui sont déjà établis. Le développement d’habiletés de jeu, autochtones, contemporaines et distinctes, est une partie intégrante de ce curriculum particulier offert par le Centre for Indigenous Theatre. Des cours portant sur le jeu, la voix et le mouvement accompagnés de classes culturelles autochtones d’enseignements oraux tels que ceux que l’on trouve dans les chants et les danses sont offerts, ainsi que des cours en développement professionnel, en mentorat, ainsi que des spectacles où sont présentées les œuvres originales des étudiants. Le tout constitue un programme solide et bien structuré pour tout futur comédien(22).
La cinéaste, comédienne et activiste Shirley Cheechoo a fondé l’organisation à but non lucratif autochtone, De-ba-jeh-mu-jig (« raconteurs », en Cri et Ojibway), en 1981, dans le but de vivifier la culture, la langue et l’héritage Anishnaabeg, par le biais de l’enseignement et le partage d’expression créatives avec les peuples autochtones et non-autochtones. Son établissement en lieu éloigné a permis au De-ba-jeh-mu-jig Theatre Group, qui se trouve à l’île Manitoulin, d’être novateur dans son approche aux défis, au développement artistique et à la gouvernance, en encourageant le procédé et la méthodologie originaux qui reflètent et honorent un point de vue Anishnaabeg du monde, différent du point de vue et du système de valeurs courantes. Le pont entre les cultures, et l’âme de De-ba-jeh-mu-jig, font sa pertinence dans les communautés culturelles et dans la croissance et le succès de ses artistes(23).
Cet article fait partie d’un document vivant et non-exhaustif de l’ensemble des activités artistiques de la région. Il sera mis à jour dans le cadre de notre processus de révision continuelle.
(22) http://www.indigenoustheatre.com/
(23) http://www.debaj.ca/vision.htm